The Walking Dead, la série qui meurt

Le dernier épisode de la saison un de « The Walking Dead » est sorti sur nos écrans dimanche avant dernier. Sixième épisode d’une série trèèèès attendue, je me permet de faire un petit point sur cette courte adaptation télévisuelle d’un comics plutôt top cool par une chaîne plutôt top cool (AMC, « Breaking Bad », c’est eux).

J’ai été très vite emporté par les premiers épisodes : un « premiere » de 60 minutes, suivi de 3 chapitres riches en péripéties ne suivant pas la ligne narrative du matériel originel, seulement les personnages et l’univers, ce qui, en tant que lecteur du comics, m’a permi d’accrocher et de rester scotché sans avoir à penser « ah ouais mais nan, ça c’était mieux dans le comics » ou « NAOOON, c’est inadmissible! Dans la case 3 de la page 38 du tome 2, Rick il dit « Bonjour » et pas « Salut », vous n’avez donc aucun respect?! ».

On vient de lui raconter la fin, quand Ron meurt

Bref, j’étais happé, comme on dit dans le jargon de la pêche à la truite. Happé jusqu’à la fin du quatrième épisode. Jusqu’au début du cinquième, allez, c’est nowel, je suis cool. A partir de ce cinquième épisode, la série devient nulle. Enfin inutile. Les deux derniers épisodes (sur une saison complète de six épisodes quand même) ne servent à rien.

Spoiler time (sinon c’est difficile à expliquer)

L’épisode cinq voit nos héros prendre la route à la recherche du CDC, centre qui leur permettra – nous l’espèrons, ils sont tous si attachants – de sauver un de leur compagnon d’infortune ayant été mordu. Dans cette épisode donc, nos héros sont sur la route, lâchent le mec qu’ils voulaient sauver, et trouvent le CDC. Et puis voilà. Je vous le résume en trois ligne, mais dans la série, ça fait 40 bonnes minutes. On s’ennuie pas hein, mais ça ne sert à rien. On n’apprend rien, les personnages n’évoluent pas, l’action n’avance pas (ah si, le lieu de l’action s’est déplacé de quelques km).

L’épisode six, quant à lui, nous montre la découverte du CDC, un top moumoute centre de recherche sur un éventuel vaccin contre la zombification des gens, avec des chambres et des douches chaudes (re-moment émotion « rââ la douche chaude c’est trop le bien » par les différents protagonistes, copié collé d’une séquence dans l’épisode 1 ou 2 avec encore plus de gens dedans cette fois ci). Le truc, c’est qu’après quelques heures qui paraissent des minutes dans l’épisode, le CDC tombe en panne de batterie, et va donc s’auto-détruire (moi aussi quand mon ordi a plus de batteries il s’auto-détruit, c’est hyper galère). Bon. Désolé les guyz, vous étiez bien content d’avoir trouvé un foyer confortable et sécurisé, BAH NON, dans cet univers impitoyable, vous n’êtes en sécurité nul part. loul.

De la belle maquette de qualitay

Ce dernier tiers de la série (épisode cinq et six pour ceux qui ne suivent pas) en quelques points :
– le groupe prends la route pour trouver un remède pour un de leur pote infecté,
– lâchent le mec en route,
– trouvent le centre,
– prennent une douche,
– repartent vu que la centre explose (très belle explosion par ailleurs du bâtiment en fait composé de légo).

Les relations entre les personnages n’ont pas avancées (ou si peu), Brandon ne sort pas avec Gwendoline qui ne l’a pas trompé avec Brian qui n’est même pas dans la cuisine, les zombies sont toujours dehors et le seul truc « important » est que le chercheur qui était dans le CDC glisse un mot à l’oreille de Rick, mot que l’on n’entendra bien entendu pas, c’est pour nous faire tenir trop en haleine jusqu’à la prochaine saison, en octobre 2011. Ok les gars, je meurs sous tant de suspens là.

Spoiler time over (il faut s’avoir s’arrêter un moment)

The Walking Dead, à quoi ça sert de faire des flimz de zombies si on peut rien faire dedans? vrouuuum! <3

Pour résumer, donc, pour ceux qui n’ont pas lu les trois paragraphes de spoileration (vous avez tord, c’est vachement bien écrit et ya au moins 2 blagues trop loul), les deux derniers épisodes ne servent à rien, point. Et comme ça fais quand même un tiers de la série, je trouve ça extrèmement dommage, vu comme la série était bien partie.

Je conseille néanmoins très fortement The Walking Dead pour peu que vous aimiez un peu le genre (un groupe hétéroclite s’associant pour survivre dans un monde recouvert de morts vivants). Les quatres premiers épisodes valent vraiment le détour, parcequ’il s’y passe des choses et que l’univers est tangible. Pour les deux derniers épisodes, vous les regarderez en jouant à Angry Birds sur votre téléphone.

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